Trois leçons : trois manifestations

Villejuif : 3 leçons, 3 manifestations

Pierre Garzon, maire de Villejuif, aura réussi une performance : celle d’essuyer trois manifestations sous ses fenêtres en moins de deux mois.

Le 20 octobre 2021, il s’agissait des enseignants des écoles maternelles et primaires qui venaient protester contre le projet de Cité éducative défini sans aucune concertation par la municipalité.

Le 4 décembre 2021, il s’agissait de citoyens qui venaient protester contre la quasi disparition de la police municipale et les mensonges répétés depuis plus d’une année sur les effectifs de policiers présents dans la ville.

Le 15 décembre 2021, il s’agit d’une manifestation de soutien à un salarié de la ville licencié du jour au lendemain pour « non-loyauté ». A l’initiative de la C.G.T., cette manifestation doit témoigner du sentiment d’incompréhension et de colère de nombreuses associations sportives comme de nombreux pratiquants qui, eux, connaissent l’engagement exemplaire de ce salarié pour le développement du sport à Villejuif.

Que peut-on retenir de ces trois épisodes ? 

D’abord qu’il s’agit à chaque fois pour divers citoyens de défendre l’existence et la qualité des services publics : l’éducation, la sécurité, les équipements sportifs. Autrement dit, il ne suffit pas de faire des discours lénifiants sur le sujet pour rendre effectif un véritable engagement pour ces mêmes services publics.

Aussi, les maires adjoints directement concernés semblent à chaque fois soit mis à l’écart, soit totalement absents. Mme Anne-Gaëlle Leydier, adjointe aux Ressources humaines, qui hésite rarement à se lancer dans des discours laborieux sur la qualité d’un service public garantie par une bienveillance vis-à-vis des agents, reste semble-t-il ici sans voix devant le récent licenciement de cet agent du service des sports.

Sans voix aussi, Mme Julie Lambilliotte, adjointe à l’Education et l’enfance, qui n’a su dire un mot sur le projet de Cité éducative, sans que l’on sache vraiment si elle y avait été associée.

Quant à Mme Sylvie Mantion, adjointe à la Tranquillité et la prévention, elle semble bien seule et bien peu soutenue face au dossier compliqué de la sécurité pour une ville comme la nôtre.

Enfin, à chaque fois, le décalage est saisissant entre les innombrables déclarations de Pierre Garzon sur sa volonté de concertation, de dialogue, de transparence et les faits.

Qui y croit encore ?

Restons vigilants

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